La création d’un salaire étudiant a déjà été évoquée à plusieurs reprises sur notre blog et fait désormais régulièrement partie des revendications portées par nombre de mouvements étudiants, en France et dans le monde. Ce que l’on sait moins, et que révèle l’article ci-dessous d’Aurélien Casta, publié en janvier 2020 dans Le Monde diplomatique, c’est que ce projet d’un salaire pour les « jeunes travailleurs intellectuels » date de la Résistance et qu’il faillit même être adopté par l’Assemblée nationale à l’orée des années 50. Des ministres socialistes – éternité de la gauche molle ! –, s’y opposèrent alors. On lira aussi l’ouvrage du même auteur : Un salaire étudiant. Financement et démocratisation des études, La Dispute, Paris, 2017.
La Rédaction du blog
Le 8 novembre dernier [2019, NdlR], Anas, étudiant en science politique à Lyon, s’est immolé par le feu dans l’enceinte du centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous). Il est depuis plongé dans le coma. En cohérence avec la communication gouvernementale, la couverture médiatique de son geste et des manifestations qui l’ont suivi s’est beaucoup attardée sur la chute d’une grille du ministère de l’enseignement supérieur, et surtout sur la « précarité étudiante », un phénomène en général illustré par le faible nombre des bourses, la part de ceux qui occupent un emploi en parallèle de leur cursus (46 % en 2016) ou le taux de pauvreté de cette population (21,9 % des effectifs en 2015). Les constats et les solutions politiques formulés par Anas dans la lettre qu’il a laissée, et par son syndicat, Solidaires étudiant-e-s, ont été moins discutés.
On a ainsi peu parlé de sa revendication d’un salaire étudiant. La mesure, associée à la gratuité de l’enseignement supérieur, consiste à verser à chaque étudiant une rémunération égale à un barème salarial, par exemple le salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic, soit près de 1 200 euros net par mois). Elle traduit un projet politique des plus ambitieux, qui excède la lutte contre la précarité, puisqu’il s’agit d’œuvrer à un changement de société radical en menant une bataille culturelle autour de la définition du travail.
En France, les premiers projets en faveur du salaire étudiant ont été exposés dans le cadre de la Résistance, à partir de 1943, par des syndicats de salariés, des associations de jeunesse et les deux syndicats étudiants existant à l’époque, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et l’Union des grandes écoles (UGE). L’idée fut reprise en 1945 par une poignée de syndiqués à l’UNEF. Compte tenu des difficultés matérielles (nourriture rationnée, logements détruits par la guerre), l’image de l’« étudiant pauvre » est alors mobilisée, tandis que les appels à la charité se multiplient. Le Figaro, dans son édition du 8 avril 1948, demande par exemple à ses lecteurs de « mettre à la table familiale un couvert de plus, une fois ou deux par semaine, pour un étudiant en difficulté[1] ».
Adoptée lors du congrès de l’UNEF de 1946, la charte de Grenoble mobilise un tout autre registre. Évoquant la nécessité d’une « révolution économique et sociale au service de l’Homme », elle consacre une formule énoncée dès son premier article : « L’étudiant est un jeune travailleur intellectuel » — notamment du fait de sa contribution à l’« effort unanime de reconstruction ». Votée de justesse, elle a servi de référence lorsque l’UNEF a empêché un doublement des frais d’inscription universitaires, en 1947, ou quand elle a obtenu l’extension du régime de la Sécurité sociale aux étudiants, en 1948.
La charte de Grenoble a connu son heure de gloire en mai 1951. Elle fut alors saluée en séance plénière à l’Assemblée nationale par des députés communistes et chrétiens-démocrates qui avaient décidé de faire adopter l’idée de salaire défendue par l’UNEF. Dans son exposé, le rapporteur du projet, le chrétien-démocrate Raymond Cayol, défendit la mesure au nom « de la valeur personnelle de l’étudiant, de sa qualité présente [et] du travail qu’il poursuit ». Outre une intégration des écoles privées dans l’université publique et une réforme de l’architecture globale des formations, inspirées du plan Langevin-Wallon de 1947, la proposition parlementaire prévoyait le versement à chaque élève d’une rémunération alignée sur le salaire de base utilisé pour calculer les prestations familiales.
La proposition est finalement reportée sine die. Elle a en effet suscité l’hostilité de ministres socialistes influents. Ils concentrent leurs critiques sur l’organisme responsable de la distribution de la rémunération et de la mise en place des réformes éducatives auxquelles elle est liée. « Il n’apparaît pas que tous les ministères intéressés (…) aient été appelés à son conseil d’administration (…) ; sa composition paritaire risque de mettre en minorité les représentants de l’État, alors qu’il s’agit de gérer des sommes d’une si grande importance qu’il est difficile de les chiffrer », objecta ainsi le ministre de l’éducation Pierre-Olivier Lapie.
Depuis cet échec, la revendication a quelque peu disparu du paysage politique français. Avec la théorie du capital humain, qui a gagné en influence depuis vingt ans, les étudiants sont plutôt pensés comme des investisseurs : ils tentent de maximiser leurs revenus futurs, et il paraît dès lors inenvisageable de les rémunérer. Pourtant, les idées de la charte de Grenoble ont continué d’essaimer, y compris hors de France, où des organisations se sont ponctuellement réapproprié ce projet. Ce fut récemment le cas au Québec, à l’occasion d’une grève des stages, lancée entre 2017 et 2019 par des comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE).
Actualité de la revendication
Le mouvement a débuté quelques années après la contestation du « printemps érable », qui avait (temporairement) mis en échec un projet de hausse spectaculaire des frais d’inscription [2]. Dans la ligne de mire des CUTE : ce travail fréquemment imposé et prenant représenté par les stages, qui durent plusieurs mois et sont effectués hors du lieu d’études. Une preuve, selon les militants, que le travail étudiant payé et reconnu existe déjà mais uniquement dans les formations où les femmes sont minoritaires (ingénierie, gestion, informatique, médecine) : dans les filières où elles sont majoritaires (travail social, éducation, soins infirmiers), les stages pas ou mal rémunérés prévalent [3]. Cette stratégie a conduit des dizaines de milliers de personnes à revendiquer un salaire pour leurs stages et leurs études, et à participer aux grèves, qui ont culminé lors de l’hiver 2018. S’il est trop tôt pour en tirer un bilan, le mouvement peut d’ores et déjà se targuer d’avoir obtenu, au printemps 2019, des bourses de stage de 600 à 3 000 euros pour des formations féminisées qui jusque-là n’étaient pas rémunérées.
En France, une grève des stages menée au nom du salaire étudiant pourrait s’appuyer sur un contexte similaire. Les effectifs de l’enseignement supérieur sont devenus très importants (près de 2,7 millions d’inscrits en 2018, dont 80 % dans le public), plus féminins et davantage issus des classes populaires [4]. Le nombre de stages a par ailleurs fortement augmenté dans l’université publique, sous la pression de la professionnalisation des études : en 2018, 40 % des inscrits en troisième année de licence et 64 % des élèves de deuxième année de master en avaient effectué un.
Comme au Québec, les inégalités entre filières sont fortes. Les stagiaires venus des écoles de commerce (qui n’accueillent que 12,8 % d’enfants d’ouvriers et d’employés, contre 28,4 % pour l’ensemble des formations du supérieur [5] ou d’ingénieurs (où les femmes ne représentent que 30,3 % des effectifs) reçoivent souvent des rémunérations comprises entre 600 et 1 000 euros [6]. La situation est bien différente dans les formations universitaires généralistes où les femmes (56,2 % des effectifs) et les classes populaires (29,7 %) sont plus présentes, et où les stages d’une durée supérieure à deux mois, et donc indemnisés, sont moins fréquents. Seuls 22 % des stagiaires inscrits en master ont reçu une gratification supérieure à 600 euros par mois (contre plus de 50 % dans les écoles d’ingénieurs), la proportion tombant même à 4 % en licence. Une enquête montre en outre des différences disciplinaires en master, avec des « sciences exactes » plus masculines, moins populaires et plus favorisées lors des stages que les autres formations généralistes (lettres, sciences humaines et sociales, économie, droit) [7].
S’agissant des stages comme d’autres périodes d’études rémunérées (apprentissage, formation continue, études de santé, doctorat, formations d’écoles d’État prestigieuses, etc.), la perspective d’un salaire étudiant permet de lutter non seulement contre la précarité, mais aussi contre les inégalités qui la nourrissent, dans l’enseignement supérieur et au-dehors.
Notes
Cité par Didier Fischer, dans Robi Morder (sous la dir. de), Naissance d’un syndicalisme étudiant. 1946 : La charte de Grenoble, Syllepse, Paris, 2006.
« Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche », ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (Menesr) - direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), Paris, 2019. Toutes les données qui suivent proviennent de ce document et de ses éditions annuelles précédentes.
Et non pas pour l’ensemble des formations secondaires comme indiqué par erreur dans l’édition imprimée.
Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
Dans ce bulletin météo, nous vous signalons quelques-uns de ces combats, locaux et universels...
All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
In this weathercast, we signal to you a few of these recent fights, local and universal…
Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
Auf dieser Seite verzeichnen wir also einen wissenschaftlichen Streikwetterdienst aus kurzen Texten und Meldungen mit Links und Dokumenten zum Herunterladen.
In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.
En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…
In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…
Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
Propomos portanto manter neste blog um "clima das lutas", composto por textos curtos, "resumos", seguidos de links para consulta ou documentos para download.
Neste boletim meteorológico, relatamos algumas dessas batalhas, locais e universais…
Monde
La lutte mondiale des jeunes pour le climat s’intensifie
Une semaine mondiale d’action est organisée du 20 au 27 septembre 2019 avec grève scolaire mondiale le 20 septembre et grève totale le 27 septembre.
Afrique
Guinée
Plusieurs blessés étudiants et gendarmes lors des heurts à l’université de Labé, située dans la province de Hafia.
Sénégal
Un étudiant de l’université Assane Seck de Ziguinchor a été blessé par balle lors des affrontements entre la police et les étudiants le 15 juin. Ces derniers manifestent depuis plusieurs mois pour obtenir le paiement de leur bourse.
Amérique du Sud
Brazil
Nationwide Student Strike began in Brazil Over Bolsonaro’s budget cuts. Many demonstrations took place on May 15, in 15 on 17 of Brazil’s states with particularly large ones in major cities like Sao Paulo, Rio de Janeiro, Brasilia and Belo Horizonte. Despite the cuts affecting only federal institutions, the protest movement has been joined by many private universities such as Rio’s Pontifical University which voted last week to join the nationwide demonstration. Em defensa da universidades públicas brasileiras, circulam petições. A de Daniel Peres, (Salvador-Bahia) dirigida em particular ao Congresso Nacional, já recolheu mais de um milhão e meio de assinaturas.
TheGuardian 30.05.2019, Tens of thousands of students, academics and teachers have taken to the streets of Brazil for their latest mass protest against what they call far-right president Jair Bolsonaro’s assault on education. Up and down the country – from Amazon cities to small towns in Brazil’s deep south – demonstrators turned out to condemn Bolsonaro’s highly controversial moves to slash funding for public education and science.
The Conversation 05.06.2019, Tens of thousands of students and professors protested nationwide on May 30 against a Jair Bolsonaro administration proposal to slash Brazil’s public education budget and starve university humanities departments of resources. It was the second mass demonstration in two weeks against the education policies of Brazil’s divisive new president. Protesters in cities and towns across Brazil took to the streets to condemn an education ministry proposal to reduce funding for Brazilian public universities by 30% during the remainder of 2019. The ministry is also considering withdrawing financing entirely from the philosophy and sociology departments of public universities. The objective would be to “focus on areas that generate immediate return to the taxpayer such as veterinary, engineering and medicine,” Bolsonaro wrote on Twitter on April 26.
Chile
En todo el país, se contesta mucho la Reforma de la Educación Superior y de Universidades Estatales llevada por el Mineduc (Ministerio de Educación). En Santiago el 6 de junio, profesores y estudiantes marchan contra el presidente Piñera que mantiene su silencio frente a las demandas. "Nos estamos manifestando por los problemas graves de la educación pública", dijo durante la marcha Mario Aguilar, presidente del Colegio de Profesores, mientras un docente grita "Chile no es una empresa y nosotros no somos los empleados de su empresa". "Avanzar hacia una educación pública, gratuita y sin deuda" es el lema bajo el cual miles de estudiantes universitarios y secundarios del país se movilizaron el 20 de junio a la llammada de la Confech (Confederación de Estudiantes de Chile).
Honduras
El Heraldo, 22.05.2019 Tegucigalpa. Este miércoles, un nutrido grupo de docentes, médicos y estudiantes del sector público llevaron a cabo desde horas de la mañana una marcha para evitar la supuesta privatización del sistema educativo y exigir la derogación de los decretos ejecutivos que le dieron vida a las comisiones especiales de transformación en las secretarías de Salud y Educación. Los maestros y docentes son apoyados en sus pretensiones por estudiantes, padres de familia y sindicatos. Las universidades, colegios y escuelas de la capital cerraron sus puertas en Tegucigalpa y muchos lugares del territorio hondureño. El caos, zozobra y vandalismo se apoderó de la capital este jueves (30 mayo). Un grupo de manifestantes protagonizó violentos enfrentamientos con policías, enfrente del Aeropuerto Internacional Toncontín, en la capital de Honduras.
Santo Domingo
Noticias SIN, 06.06.2019, Santo Domingo. Tras intentar cruzar el cerco de seguridad, la situación pasó de pacífica a disturbios. Los manifestantes lanzaban botellas de agua a los policías pero cuando comenzaron a lanzarles piedras, los agentes respondieron con bombas lacrimógenas. Las pedradas alcanzaron la cara de uno de los uniformados. La escuela de medicina de la UASD y el Colegio Médico se oponen al proyecto de ley porque aseguran que este quitará a la universidad del Estado la potestad de impartir y calificar la prueba para dejarlo en manos del sector privado.
Contre la Réforme Blanquer, les enseignants des filières professionnelles et générales poursuivent leur lutte. Certains s’organisent pour une grève des corrections ou une rétention de notes du baccalauréat. Rappelons qu’en 2019, ce sont 743 000 élèves, qui passent cet examen final remis en cause par la réforme Blanquer dès la rentrée 2020. On ne lâchera pas ! Un programme d’action bien rempli en ce mois de juin pour défendre les filières professionnelles. Les professeurs d’histoire-géographie des filières générales de l’académie de Dijon votent quant à eux pour une rétention des notes comme moyen d’action. Dans l’académie de Créteil, les professeurs de philosophie votent également pour une rétention des notes pour une durée illimitée.
L’université française en lutte contre la réforme des retraites et les politiques de précarité…
Depuis plusieurs semaines, tous les secteurs de la société française sont en ébullition contre la réforme des retraites ; fonctionnaires et salariés du privé seront touchés de plein fouet mais dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR), épuisé par toutes les réformes néolibérales qui se succèdent depuis plus de 10 ans, le ras-le-bol est massif.
Un collectif de mobilisation pour l’emploi dans l’ESR avec des enseignants, des chercheurs, du personnel administratif et des étudiants s’organise pour dire non à la réforme des retraites et non à la loi pluriannuelle de programmation de la recherche que les députés s’apprêtent à débattre en janvier 2020.
Au-delà de la présence de longs cortèges qui défilent pendant les nombreuses manifestations interprofessionnelles organisées depuis le 5 décembre, deux actions chocs…
L’irruption de plus de 100 manifestants à une conférence dans l’un des lieux symboliques de la Start Up Nation, la Station F (https://stationf.co/fr/)
empêchant la ministre Frédérique Vidal de parler des bienfaits des partenariats avec le privé pour l’ESR et l’obligeant à être exfiltrée.
L’inauguration populaire de ce qui est supposé être un grand campus de sciences humaines et sociales en plein cœur de la banlieue la plus pauvre d’Ile de France, le campus Condorcet à Aubervilliers.
Vendredi 20 décembre, le tout nouveau campus Condorcet devait être inauguré en présence de la ministre de l’ESR, Frédérique Vidal, et de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (ancienne ministre de l’ESR sous Sarkozy, à qui l’on doit notamment la LRU). Mais personne dans les laboratoires, précise le tract d’invitation, n’était au courant de cette inauguration... qui n’aura pas eu lieu : organisé en catimini, l’événement a été annulé au dernier moment ! Qu’à cela ne tienne ! Inaugurons nous-mêmes les lieux dans la fête et la revendication. Pas de trêve pendant les vacances de Noël, la lutte continue et le collectif commence à préparer des états généraux de l’ESR prévus les 1er et 2 février…
L'Internationale des Savoirs pour Tous se déclare totalement solidaire de ces actions.
Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
Dans ce bulletin météo, nous vous signalons quelques-uns de ces combats, locaux et universels...
All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
In this weathercast, we signal to you a few of these recent fights, local and universal…
Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
Auf dieser Seite verzeichnen wir also einen wissenschaftlichen Streikwetterdienst aus kurzen Texten und Meldungen mit Links und Dokumenten zum Herunterladen.
In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.
En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…
In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…
Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
Propomos portanto manter neste blog um "clima das lutas", composto por textos curtos, "resumos", seguidos de links para consulta ou documentos para download.
Neste boletim meteorológico, relatamos algumas dessas batalhas, locais e universais…
Amérique du Sud
Colombia
Una campaña para denunciar las amenazas de muerte contra líderes sindicalistas está en marcha como lo subraya la federación mundial de los sindicatos, Internacional de la Educación.
En efecto, en una nueva publicación de FECODE y la Escuela Nacional Sindical se registran 6.119 violaciones del derecho a la vida, la integridad física y la libertad de los y las docentes sindicalistas en Colombia entre 1986 y 2016. Entre ellas figuran 990 asesinatos, 78 desapariciones forzadas y 49 atentados contra la vida, además de más de 3.000 amenazas y más de 1.500 desplazamientos forzados.
Asie
Thailand
Pro-democracy student protesters aim for ambitious political change. Fighting for three demands (resignation of Prime Minister Prayuth Chan-ocha, changes to a constitution drafted under military rule; and, reforms to the constitutional monarchy), they won’t back down until the government agrees the three demands, says one of the more senior protest organizer.
Voranai Vanijaka, a political analyst at Bangkok’s Thammasat University, said tech-savvy youths in both territories, Hong Kong and Thailand have “shared cultural values, the love for freedom and the courage to fight for change”.
Une nouvelle étape dans la lutte contre la Loi de programmation de la recherche (LPR). Malgré le confinement, un rassemblement autorisé a réuni plus de 1200 personnes, place de la Sorbonne le 17 novembre 2020 où devait être votée en deuxième lecture la LPR. Cette loi liberticide, qui a finalement été votée, aggrave non seulement le démantèlement du statut de fonctionnaire et la précarisation du personnel et des étudiantes et étudiants, mais elle instaure aussi depuis son passage au Sénat un délit de désordre au sein de l’enceinte universitaire passible de 7 500 euros d’amende et un an d’emprisonnement.
Hongrie
"Free country, free university”, chanted thousands of students as they marched through the streets of Budapest on 23 October on the anniversary of the 1956 Hungarian revolution. They supported the 300 students who have been occupying their university of Theatre and Film Arts (SZFE in Hungarian) since the end of the summer.). SZFE’s previous senate and leadership announced their resignation on Aug. 31, saying the foundation that took over the university on Sept. 1 under a government decree had deprived them of “all essential powers”.
The students were forced to stop the blockade due to new Coronavirus restrictions on November 9 but the fight for university’s freedom and independence in the Hungary of Orban will go on.