Nous publions ci-dessous une lettre du collectif « Sauvons l’Université » adressée le 17 septembre 2020 aux députés et sénateurs français. Elle concerne le projet de « loi de programmation pluriannuelle de la recherche » (LLPR), récemment renommée « loi de programmation de recherche… » (LPR), ce qui ne change évidemment rien à son infâme contenu ! Fidèle à la stratégie du grignotage néolibéral poursuivie depuis maintenant plus de 40 ans (on profite d’une grande ou petite victoire pour lancer une nouvelle offensive voleuse, antisociale et irresponsable), cette loi vise à accélérer le démantelement du statut de la fonction publique dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) – comme d’autres lois le font dans d’autres secteurs – et à aggraver, sous couvert d’« innovation », l’asservissement de l’ESR aux intérêts du capitalisme, multinationales en tête. Le savoir, y résister comme le font « Sauvons l’Université ! », « L’Internationale des savoirs pour tous » et tant d’autres collectifs dans l’ESR ou partout, c’est déjà préparer l’avenir, forcément révolutionnaire, d’une société postcapitaliste et postproductiviste.
La Rédaction du blog
Faut-il soigner un système avec les outils qui l’ont rendu malade ?
Depuis l’automne 2019 est annoncée une loi de « programmation pluriannuelle de la recherche » ou LPPR, présentée comme décisive par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Rebaptisée « Projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur », LPR pour faire court (après intervention du Conseil d’État dénonçant le caractère peu crédible d’engagements à deux ans d’une fin de mandat), cette loi doit, après moult reports, être examinée dans les prochains jours. Elle le sera à la va-vite, dans le cadre d’une procédure d’urgence limitant au strict minimum l’intervention de la représentation nationale. Aucune discussion sérieuse n’a eu lieu en commission, alors même que toutes les instances représentatives de la communauté universitaire et cette dernière se sont dressées depuis des mois de façon quasiment unanime contre les principales mesures de ce projet, alertant avec la plus grande force sur leurs conséquences dramatiques pour l’enseignement supérieur et la recherche.
Le gouvernement a obstinément refusé d’entendre que ce projet de loi organise la faillite de la recherche scientifique publique en France, et menace le bon fonctionnement de l’Université comme institution de formation et de recherche. Pour contrer les arguments des chercheurs et enseignants-chercheurs, il n’a eu d’autre recours que le mensonge. Le mot est fort, sans doute. Exagéré ? Lisons les points essentiels du texte présenté à l’Assemblée nationale.
Effort financier de l’État ? L’effort de la nation pour la recherche n’est ni unique ni exceptionnel. À peine plus de 200 millions pour 2021, et pour les deux budgets suivants, les seuls sur lesquels le présent gouvernement peut s’engager, les chiffres sont ridicules. Ils le sont encore davantage au regard des efforts budgétaires consentis ces derniers mois dans d’autres secteurs de la vie de la nation. La France va donc continuer d’être un des pays économiquement développés qui investissent le moins dans la recherche publique.
Attention portée aux conditions de l’emploi scientifique ? En lieu et en place du plan de recrutements que la profession attend depuis des années (comme à l’hôpital…), la LPR se contente de créer de nouveaux statuts à durée déterminée[1], qui renforceront la précarité dont tous les personnels s’accordent à dire qu’elle nuit au bon fonctionnement comme à la réussite de la recherche et de l’enseignement. Elle risque aussi de conduire de jeunes chercheurs à une expatriation durable.
Égale distribution des financements ? L’actuel président du CNRS l’a annoncé, cette loi sera férocement « darwinienne ». Elle entend renforcer les inégalités de distribution des moyens octroyés ainsi que le rôle de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Elle fait radicalement le choix d’une recherche sur projets. La ministre n’a-t-elle pas entendu le vœu unanime des chercheurs lassés de passer plus de temps à chercher de l’argent qu’à faire leur métier ?
Libertés académiques et intégrité de la science ? L’épreuve du Covid en est une pour la science. Elle nous montre que la recherche a besoin de temps, de liberté et d’intégrité : doit-on rappeler qu’il y a quatre ans, avec une grande capacité de projection, l’ANR a écarté d’un revers de main des demandes de financements de recherches sur les coronavirus ? En faisant dépendre les carrières des chercheurs et des enseignants-chercheurs de leur capacité à apporter des financements à leur laboratoire, la loi favorise le conservatisme des sujets de recherche et la fraude scientifique qui explose actuellement à l’échelle mondiale. Les situations de concurrence exacerbée, la course effrénée à la publication, l’évaluation quantitative n’ont rien à voir avec la science.
Recherche ou innovation ? La seule mission assignée à la recherche par la loi est l’innovation et la valorisation. L’idée même de recherche fondamentale est en péril. Sous couvert d’exalter l’« innovation », la loi organise et généralise le contrôle par les entreprises de pans entiers de la recherche, balayant la distinction entre recherche publique et intérêts privés, faisant perdre à la première ses véritables capacités innovatrices qui reposent sur l’autonomie et la durée.
Une loi ambitieuse ? Le projet de loi ne dit rien du lien entre recherche et enseignement, de la préservation des missions de l’université, des libertés académiques, du temps de la recherche, de la formation des jeunes. Il ne dit rien des missions et des décisions que l’urgence de la question environnementale devrait pourtant susciter. Ajoutons à cela la faiblesse des moyens financiers mis en œuvre et l’application paresseuse de la pensée libérale en matière de remise en cause des statuts de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, sans aucune attention aux besoins réels de la recherche scientifique : c’est bien l’absence totale et criante d’ambition scientifique pour la France qui caractérise cette loi.
Les quelques mesures sur lesquelles s’accorde la très grande majorité de la communauté universitaire sont pourtant connues et peu coûteuses :
Respecter les engagements pris depuis vingt ans sur le niveau de l’engagement financier de l’État pour la recherche publique (3% du PIB pour la recherche, dont 1% pour la recherche publique),
limiter le montant du crédit impôt recherche dont même la Cour des Comptes a dénoncé l’inefficacité et l’opacité (alors même qu’un petit tiers des 6 milliards qui lui sont alloués annuellement suffirait à rétablir l’équilibre financier de l’université française),
rapatrier toutes les instances qui participent au financement de la recherche sous le contrôle du ministère de tutelle (à commencer par le Crédit Impôt Recherche et la gestion des Projets d’investissements d’avenir (PIA)),
limiter le pourcentage des appels à projet dans les budgets de recherche ; augmenter les crédits récurrents attribués aux laboratoires et équipes de recherche,
refonder la collégialité, seule à même de garantir la scientificité des jugements sur la recherche ; limiter les personnes nommées dans les instances de décision à 50% au plus, sans pouvoir de veto,
garantir l’indépendance et l’éthique scientifiques, par exemple en étendant à tous les chercheurs et enseignants-chercheurs la protection que la loi accorde aux professeurs d’Université,
engager un « plan pluriannuel » de recrutement en instaurant un quota maximum de personnels non-fonctionnaires dans les universités et les grands établissements, engager un « New Deal » de protection de la vie étudiante.
Mesdames et messieurs les député.e.s et sénateurs-trices, la loi qui vous est présentée est indigne. Elle sonne le glas de la place que la recherche française avait acquise dans le monde grâce à son service public et aux efforts financiers consentis jadis. Elle accentue un sous-financement reconnu par tous et promeut la politique même qui l’a fait décrocher au cours des quinze dernières années. C’est avec solennité que nous vous disons : l’heure est grave. Puissiez-vous en prendre la mesure.
Vivent l’Université et la Recherche quand même.
Note
NdlR : il s’agit notamment de contrats « post-doctoraux » de trois ans, de CDD entre un établissement public de recherche et une fondation pour une durée de quatre ans, de contrats CDI de mission de recherche, équivalents des « contrats de chantier » du secteur privé, qui peuvent être rompus à tout moment dès lors que le projet ou l’opération pour lequel le contrat a été conclu ne peut pas se réaliser...
Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
Dans ce bulletin météo, nous vous signalons quelques-uns de ces combats, locaux et universels...
All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
In this weathercast, we signal to you a few of these recent fights, local and universal…
Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
Auf dieser Seite verzeichnen wir also einen wissenschaftlichen Streikwetterdienst aus kurzen Texten und Meldungen mit Links und Dokumenten zum Herunterladen.
In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.
En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…
In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…
Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
Propomos portanto manter neste blog um "clima das lutas", composto por textos curtos, "resumos", seguidos de links para consulta ou documentos para download.
Neste boletim meteorológico, relatamos algumas dessas batalhas, locais e universais…
Monde
La lutte mondiale des jeunes pour le climat s’intensifie
Une semaine mondiale d’action est organisée du 20 au 27 septembre 2019 avec grève scolaire mondiale le 20 septembre et grève totale le 27 septembre.
Afrique
Guinée
Plusieurs blessés étudiants et gendarmes lors des heurts à l’université de Labé, située dans la province de Hafia.
Sénégal
Un étudiant de l’université Assane Seck de Ziguinchor a été blessé par balle lors des affrontements entre la police et les étudiants le 15 juin. Ces derniers manifestent depuis plusieurs mois pour obtenir le paiement de leur bourse.
Amérique du Sud
Brazil
Nationwide Student Strike began in Brazil Over Bolsonaro’s budget cuts. Many demonstrations took place on May 15, in 15 on 17 of Brazil’s states with particularly large ones in major cities like Sao Paulo, Rio de Janeiro, Brasilia and Belo Horizonte. Despite the cuts affecting only federal institutions, the protest movement has been joined by many private universities such as Rio’s Pontifical University which voted last week to join the nationwide demonstration. Em defensa da universidades públicas brasileiras, circulam petições. A de Daniel Peres, (Salvador-Bahia) dirigida em particular ao Congresso Nacional, já recolheu mais de um milhão e meio de assinaturas.
TheGuardian 30.05.2019, Tens of thousands of students, academics and teachers have taken to the streets of Brazil for their latest mass protest against what they call far-right president Jair Bolsonaro’s assault on education. Up and down the country – from Amazon cities to small towns in Brazil’s deep south – demonstrators turned out to condemn Bolsonaro’s highly controversial moves to slash funding for public education and science.
The Conversation 05.06.2019, Tens of thousands of students and professors protested nationwide on May 30 against a Jair Bolsonaro administration proposal to slash Brazil’s public education budget and starve university humanities departments of resources. It was the second mass demonstration in two weeks against the education policies of Brazil’s divisive new president. Protesters in cities and towns across Brazil took to the streets to condemn an education ministry proposal to reduce funding for Brazilian public universities by 30% during the remainder of 2019. The ministry is also considering withdrawing financing entirely from the philosophy and sociology departments of public universities. The objective would be to “focus on areas that generate immediate return to the taxpayer such as veterinary, engineering and medicine,” Bolsonaro wrote on Twitter on April 26.
Chile
En todo el país, se contesta mucho la Reforma de la Educación Superior y de Universidades Estatales llevada por el Mineduc (Ministerio de Educación). En Santiago el 6 de junio, profesores y estudiantes marchan contra el presidente Piñera que mantiene su silencio frente a las demandas. "Nos estamos manifestando por los problemas graves de la educación pública", dijo durante la marcha Mario Aguilar, presidente del Colegio de Profesores, mientras un docente grita "Chile no es una empresa y nosotros no somos los empleados de su empresa". "Avanzar hacia una educación pública, gratuita y sin deuda" es el lema bajo el cual miles de estudiantes universitarios y secundarios del país se movilizaron el 20 de junio a la llammada de la Confech (Confederación de Estudiantes de Chile).
Honduras
El Heraldo, 22.05.2019 Tegucigalpa. Este miércoles, un nutrido grupo de docentes, médicos y estudiantes del sector público llevaron a cabo desde horas de la mañana una marcha para evitar la supuesta privatización del sistema educativo y exigir la derogación de los decretos ejecutivos que le dieron vida a las comisiones especiales de transformación en las secretarías de Salud y Educación. Los maestros y docentes son apoyados en sus pretensiones por estudiantes, padres de familia y sindicatos. Las universidades, colegios y escuelas de la capital cerraron sus puertas en Tegucigalpa y muchos lugares del territorio hondureño. El caos, zozobra y vandalismo se apoderó de la capital este jueves (30 mayo). Un grupo de manifestantes protagonizó violentos enfrentamientos con policías, enfrente del Aeropuerto Internacional Toncontín, en la capital de Honduras.
Santo Domingo
Noticias SIN, 06.06.2019, Santo Domingo. Tras intentar cruzar el cerco de seguridad, la situación pasó de pacífica a disturbios. Los manifestantes lanzaban botellas de agua a los policías pero cuando comenzaron a lanzarles piedras, los agentes respondieron con bombas lacrimógenas. Las pedradas alcanzaron la cara de uno de los uniformados. La escuela de medicina de la UASD y el Colegio Médico se oponen al proyecto de ley porque aseguran que este quitará a la universidad del Estado la potestad de impartir y calificar la prueba para dejarlo en manos del sector privado.
Contre la Réforme Blanquer, les enseignants des filières professionnelles et générales poursuivent leur lutte. Certains s’organisent pour une grève des corrections ou une rétention de notes du baccalauréat. Rappelons qu’en 2019, ce sont 743 000 élèves, qui passent cet examen final remis en cause par la réforme Blanquer dès la rentrée 2020. On ne lâchera pas ! Un programme d’action bien rempli en ce mois de juin pour défendre les filières professionnelles. Les professeurs d’histoire-géographie des filières générales de l’académie de Dijon votent quant à eux pour une rétention des notes comme moyen d’action. Dans l’académie de Créteil, les professeurs de philosophie votent également pour une rétention des notes pour une durée illimitée.
L’université française en lutte contre la réforme des retraites et les politiques de précarité…
Depuis plusieurs semaines, tous les secteurs de la société française sont en ébullition contre la réforme des retraites ; fonctionnaires et salariés du privé seront touchés de plein fouet mais dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR), épuisé par toutes les réformes néolibérales qui se succèdent depuis plus de 10 ans, le ras-le-bol est massif.
Un collectif de mobilisation pour l’emploi dans l’ESR avec des enseignants, des chercheurs, du personnel administratif et des étudiants s’organise pour dire non à la réforme des retraites et non à la loi pluriannuelle de programmation de la recherche que les députés s’apprêtent à débattre en janvier 2020.
Au-delà de la présence de longs cortèges qui défilent pendant les nombreuses manifestations interprofessionnelles organisées depuis le 5 décembre, deux actions chocs…
L’irruption de plus de 100 manifestants à une conférence dans l’un des lieux symboliques de la Start Up Nation, la Station F (https://stationf.co/fr/)
empêchant la ministre Frédérique Vidal de parler des bienfaits des partenariats avec le privé pour l’ESR et l’obligeant à être exfiltrée.
L’inauguration populaire de ce qui est supposé être un grand campus de sciences humaines et sociales en plein cœur de la banlieue la plus pauvre d’Ile de France, le campus Condorcet à Aubervilliers.
Vendredi 20 décembre, le tout nouveau campus Condorcet devait être inauguré en présence de la ministre de l’ESR, Frédérique Vidal, et de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (ancienne ministre de l’ESR sous Sarkozy, à qui l’on doit notamment la LRU). Mais personne dans les laboratoires, précise le tract d’invitation, n’était au courant de cette inauguration... qui n’aura pas eu lieu : organisé en catimini, l’événement a été annulé au dernier moment ! Qu’à cela ne tienne ! Inaugurons nous-mêmes les lieux dans la fête et la revendication. Pas de trêve pendant les vacances de Noël, la lutte continue et le collectif commence à préparer des états généraux de l’ESR prévus les 1er et 2 février…
L'Internationale des Savoirs pour Tous se déclare totalement solidaire de ces actions.
Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
Dans ce bulletin météo, nous vous signalons quelques-uns de ces combats, locaux et universels...
All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
In this weathercast, we signal to you a few of these recent fights, local and universal…
Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
Auf dieser Seite verzeichnen wir also einen wissenschaftlichen Streikwetterdienst aus kurzen Texten und Meldungen mit Links und Dokumenten zum Herunterladen.
In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.
En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…
In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…
Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
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Amérique du Sud
Colombia
Una campaña para denunciar las amenazas de muerte contra líderes sindicalistas está en marcha como lo subraya la federación mundial de los sindicatos, Internacional de la Educación.
En efecto, en una nueva publicación de FECODE y la Escuela Nacional Sindical se registran 6.119 violaciones del derecho a la vida, la integridad física y la libertad de los y las docentes sindicalistas en Colombia entre 1986 y 2016. Entre ellas figuran 990 asesinatos, 78 desapariciones forzadas y 49 atentados contra la vida, además de más de 3.000 amenazas y más de 1.500 desplazamientos forzados.
Asie
Thailand
Pro-democracy student protesters aim for ambitious political change. Fighting for three demands (resignation of Prime Minister Prayuth Chan-ocha, changes to a constitution drafted under military rule; and, reforms to the constitutional monarchy), they won’t back down until the government agrees the three demands, says one of the more senior protest organizer.
Voranai Vanijaka, a political analyst at Bangkok’s Thammasat University, said tech-savvy youths in both territories, Hong Kong and Thailand have “shared cultural values, the love for freedom and the courage to fight for change”.
Une nouvelle étape dans la lutte contre la Loi de programmation de la recherche (LPR). Malgré le confinement, un rassemblement autorisé a réuni plus de 1200 personnes, place de la Sorbonne le 17 novembre 2020 où devait être votée en deuxième lecture la LPR. Cette loi liberticide, qui a finalement été votée, aggrave non seulement le démantèlement du statut de fonctionnaire et la précarisation du personnel et des étudiantes et étudiants, mais elle instaure aussi depuis son passage au Sénat un délit de désordre au sein de l’enceinte universitaire passible de 7 500 euros d’amende et un an d’emprisonnement.
Hongrie
"Free country, free university”, chanted thousands of students as they marched through the streets of Budapest on 23 October on the anniversary of the 1956 Hungarian revolution. They supported the 300 students who have been occupying their university of Theatre and Film Arts (SZFE in Hungarian) since the end of the summer.). SZFE’s previous senate and leadership announced their resignation on Aug. 31, saying the foundation that took over the university on Sept. 1 under a government decree had deprived them of “all essential powers”.
The students were forced to stop the blockade due to new Coronavirus restrictions on November 9 but the fight for university’s freedom and independence in the Hungary of Orban will go on.