« Nous, Désert’heureuses, refusons de continuer à robotiser, mécaniser, optimiser, informatiser, accélérer, déshumaniser le monde... ». Nous publions ci-dessous le manifeste de ce tout nouveau collectif de jeunes diplômé.es des plus grandes écoles d'ingénieur.es françaises. Il s’agit non seulement de réfléchir à de nouveaux modes de production pour sortir du capitalisme technocratique et productiviste mais aussi d’agir et de faire exploser les remparts que le système de domination des grandes écoles reproduit depuis plus de deux siècles. Une approche militante radicale dont l’IDST ne peut que se réjouir et qui, espérons-le, sera largement suivie.
La Rédaction du blog
Qui sommes-nous ?
Dans un contexte de destruction du vivant et des structures sociales par une élite technocratique concentrant pouvoir et richesses, nous, ingénieur·es, comprenons que par nos activités nous contribuons à l’aggravation des désastres environnementaux et sociaux en cours.
De par notre position sociale, nous contribuons de plus à la perpétuation des systèmes de domination régissant nos sociétés.
Nous avons donc décidé de cesser de participer à cette mascarade. Nous désertons maintenant nos professions, nos études, nos positions, pour pouvoir nous organiser en dehors des systèmes qui nous ont façonné·es et en dehors de cet entre-soi.
Nous sommes engagé·es de multiples manières dans des luttes écologiques et sociales. C’est au croisement de ces spécificités, à la fois ingénieur·es et militant·es, que nous souhaitons agir.
Nous, Désert’heureuses, refusons de continuer à robotiser, mécaniser, optimiser, informatiser, accélérer, déshumaniser le monde
Pourquoi déserter ?
Nous faisons le constat du nombre grandissant de personnes, y compris parmi nous, en perte de sens, en situation de malaise dans leur travail ou dans leurs études, pouvant parfois mener jusqu’au burn-out voire au suicide.
Nous décidons alors de nous libérer du temps pour comprendre les raisons de ces malaises, de nous retrouver pour en analyser les racines.
Parce que nous avons déserté et rejoint les luttes et alternatives contre ces mêmes industries qui nous ont formé·es, nous avons pu entrevoir à quel point la fonction d’ingénieur est indispensable au fonctionnement du système capitaliste et extractiviste qui opère les ravages écologiques et entretient les inégalités sociales.
On nous apprend tout au long de nos études que les sciences et techniques sont neutres et apolitiques, et l’on y intègre les lois de l’organisation économique et technique de nos sociétés : celles de la croissance, du progrès et du développement industriel, de la résolution de tous les problèmes par des technologies toujours plus complexes.
Jamais dans nos formations ou professions il ne nous a été proposé de questionner le bien-fondé de ces lois, et les outils d’analyse politique et sociale nous manquent cruellement pour pouvoir le faire. Il nous est alors facile de fermer les yeux sur les impacts réels de nos projets, et de nous persuader que ce que nous faisons contribue au bien-être de tous.tes.
Nous sommes les rouages d’un ensemble complexe de dominations :
– Un système de classes qui a confisqué les savoirs techniques nécessaires à l’organisation de nos sociétés pour les placer dans les mains des élites technocratiques, qui a différencié ceux qui pensent les systèmes techniques de celles et ceux qui les font ou les utilisent.
– Un système patriarcal et raciste qui accorde autorité et pouvoir décisionnaire principalement aux hommes blancs, et qui se reproduit par un ensemble élitiste d’écoles d’ingénieur·es menant majoritairement des hommes blancs à ces positions d’autorité et de pouvoir.
– Un système colonial qui organise l’accaparement et le pillage des ressources dans les pays non occidentaux grâce à la conception et la gestion de réseaux mondiaux d’acheminement de matières et de conversion d’énergie, rendant de plus les populations dépendantes de ces infrastructures.
Nous avons-été enfermé·es dans un entre-soi techniciste qui nous a permis de nous construire de solides remparts de déni.
Et bien nous, Désert’heureuses, avons décidé de faire exploser ces remparts
Quelles désertions ?
Nous souhaitons nous adresser à tous·tes les ingénieur·es, technicien·nes, chercheur·euses, à toutes les personnes qui doutent, qui questionnent, critiquent les implications de leurs activités et leur rôle essentiel dans les industries.
Déserter pour nous signifie se donner les moyens de prendre du recul, se retrouver et partager nos expériences afin de ne plus être seul·es face aux incohérences de ce monde.
Déserter pour nous ne signifie pas seulement tout quitter individuellement : Les Désert’heureuses ont vocation à rendre cet acte collectif et politique. De le rendre désirable et plus accessible, en donnant de quoi se projeter dans le « monde du dehors ». Explorer les possibles, sortir des impasses que nous offrent les entreprises et les industries, inventer d’autres manières d’agir, d’exister et de nous épanouir.
Nous voulons être une passerelle entre le « monde des ingénieurs » et celui des luttes et des lieux qui échappent à l’emprise du tout marchand où l’on cultive l’entre-aide, la solidarité, l’interdépendance et la débrouille. Car c’est en rejoignant ces derniers que nous avons pu entrevoir les multiples possibilités de vivre et s’organiser en dehors des logiques capitalistes.
Des savoirs et compétences devront être abandonnés. D’autres nous permettront de comprendre ce à quoi nous voulons nous attaquer ou ce que nous voulons garder, ou pourront être détournés et mis au service des luttes. Nous voulons apprendre et participer aux diverses manières de cultiver l’autonomie et les alternatives, et amorcer les nécessaires démantèlements des industries destructrices.
Nous avons conscience de la relative facilité de déserter en fonction des situations de chacun·e. Cependant nous pensons aussi que nous sommes probablement les plus privilégié∙es face à cet acte, et que les freins sont parfois plus psychologiques que matériels ou financiers.
Nous nous attacherons à faire tout cela en ayant conscience de nos appartenances raciales, de genre, ou de classe, des privilèges ou oppressions qui en résultent, et que nous pouvons entretenir. Par notre manière de nous organiser comme par nos actions, nous souhaitons lutter contre ces oppressions systémiques.
Alors retrouvons-nous et faisons vivre ce réseau de personnes qui désertent, ont déserté ou déserteront, qui pensent et créent en dehors en assumant leur part d’en-dedans, ou qui veulent simplement exister et faire en-dehors.
Soyons une passerelle qui permettra à d’autres de s’extraire des carcans du capitalisme technocratique et surtout choisissons de le faire en nous amusant férocement !
Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
Dans ce bulletin météo, nous vous signalons quelques-uns de ces combats, locaux et universels...
All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
In this weathercast, we signal to you a few of these recent fights, local and universal…
Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
Auf dieser Seite verzeichnen wir also einen wissenschaftlichen Streikwetterdienst aus kurzen Texten und Meldungen mit Links und Dokumenten zum Herunterladen.
In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.
En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…
In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…
Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
Propomos portanto manter neste blog um "clima das lutas", composto por textos curtos, "resumos", seguidos de links para consulta ou documentos para download.
Neste boletim meteorológico, relatamos algumas dessas batalhas, locais e universais…
Monde
La lutte mondiale des jeunes pour le climat s’intensifie
Une semaine mondiale d’action est organisée du 20 au 27 septembre 2019 avec grève scolaire mondiale le 20 septembre et grève totale le 27 septembre.
Afrique
Guinée
Plusieurs blessés étudiants et gendarmes lors des heurts à l’université de Labé, située dans la province de Hafia.
Sénégal
Un étudiant de l’université Assane Seck de Ziguinchor a été blessé par balle lors des affrontements entre la police et les étudiants le 15 juin. Ces derniers manifestent depuis plusieurs mois pour obtenir le paiement de leur bourse.
Amérique du Sud
Brazil
Nationwide Student Strike began in Brazil Over Bolsonaro’s budget cuts. Many demonstrations took place on May 15, in 15 on 17 of Brazil’s states with particularly large ones in major cities like Sao Paulo, Rio de Janeiro, Brasilia and Belo Horizonte. Despite the cuts affecting only federal institutions, the protest movement has been joined by many private universities such as Rio’s Pontifical University which voted last week to join the nationwide demonstration. Em defensa da universidades públicas brasileiras, circulam petições. A de Daniel Peres, (Salvador-Bahia) dirigida em particular ao Congresso Nacional, já recolheu mais de um milhão e meio de assinaturas.
TheGuardian 30.05.2019, Tens of thousands of students, academics and teachers have taken to the streets of Brazil for their latest mass protest against what they call far-right president Jair Bolsonaro’s assault on education. Up and down the country – from Amazon cities to small towns in Brazil’s deep south – demonstrators turned out to condemn Bolsonaro’s highly controversial moves to slash funding for public education and science.
The Conversation 05.06.2019, Tens of thousands of students and professors protested nationwide on May 30 against a Jair Bolsonaro administration proposal to slash Brazil’s public education budget and starve university humanities departments of resources. It was the second mass demonstration in two weeks against the education policies of Brazil’s divisive new president. Protesters in cities and towns across Brazil took to the streets to condemn an education ministry proposal to reduce funding for Brazilian public universities by 30% during the remainder of 2019. The ministry is also considering withdrawing financing entirely from the philosophy and sociology departments of public universities. The objective would be to “focus on areas that generate immediate return to the taxpayer such as veterinary, engineering and medicine,” Bolsonaro wrote on Twitter on April 26.
Chile
En todo el país, se contesta mucho la Reforma de la Educación Superior y de Universidades Estatales llevada por el Mineduc (Ministerio de Educación). En Santiago el 6 de junio, profesores y estudiantes marchan contra el presidente Piñera que mantiene su silencio frente a las demandas. "Nos estamos manifestando por los problemas graves de la educación pública", dijo durante la marcha Mario Aguilar, presidente del Colegio de Profesores, mientras un docente grita "Chile no es una empresa y nosotros no somos los empleados de su empresa". "Avanzar hacia una educación pública, gratuita y sin deuda" es el lema bajo el cual miles de estudiantes universitarios y secundarios del país se movilizaron el 20 de junio a la llammada de la Confech (Confederación de Estudiantes de Chile).
Honduras
El Heraldo, 22.05.2019 Tegucigalpa. Este miércoles, un nutrido grupo de docentes, médicos y estudiantes del sector público llevaron a cabo desde horas de la mañana una marcha para evitar la supuesta privatización del sistema educativo y exigir la derogación de los decretos ejecutivos que le dieron vida a las comisiones especiales de transformación en las secretarías de Salud y Educación. Los maestros y docentes son apoyados en sus pretensiones por estudiantes, padres de familia y sindicatos. Las universidades, colegios y escuelas de la capital cerraron sus puertas en Tegucigalpa y muchos lugares del territorio hondureño. El caos, zozobra y vandalismo se apoderó de la capital este jueves (30 mayo). Un grupo de manifestantes protagonizó violentos enfrentamientos con policías, enfrente del Aeropuerto Internacional Toncontín, en la capital de Honduras.
Santo Domingo
Noticias SIN, 06.06.2019, Santo Domingo. Tras intentar cruzar el cerco de seguridad, la situación pasó de pacífica a disturbios. Los manifestantes lanzaban botellas de agua a los policías pero cuando comenzaron a lanzarles piedras, los agentes respondieron con bombas lacrimógenas. Las pedradas alcanzaron la cara de uno de los uniformados. La escuela de medicina de la UASD y el Colegio Médico se oponen al proyecto de ley porque aseguran que este quitará a la universidad del Estado la potestad de impartir y calificar la prueba para dejarlo en manos del sector privado.
Contre la Réforme Blanquer, les enseignants des filières professionnelles et générales poursuivent leur lutte. Certains s’organisent pour une grève des corrections ou une rétention de notes du baccalauréat. Rappelons qu’en 2019, ce sont 743 000 élèves, qui passent cet examen final remis en cause par la réforme Blanquer dès la rentrée 2020. On ne lâchera pas ! Un programme d’action bien rempli en ce mois de juin pour défendre les filières professionnelles. Les professeurs d’histoire-géographie des filières générales de l’académie de Dijon votent quant à eux pour une rétention des notes comme moyen d’action. Dans l’académie de Créteil, les professeurs de philosophie votent également pour une rétention des notes pour une durée illimitée.
L’université française en lutte contre la réforme des retraites et les politiques de précarité…
Depuis plusieurs semaines, tous les secteurs de la société française sont en ébullition contre la réforme des retraites ; fonctionnaires et salariés du privé seront touchés de plein fouet mais dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR), épuisé par toutes les réformes néolibérales qui se succèdent depuis plus de 10 ans, le ras-le-bol est massif.
Un collectif de mobilisation pour l’emploi dans l’ESR avec des enseignants, des chercheurs, du personnel administratif et des étudiants s’organise pour dire non à la réforme des retraites et non à la loi pluriannuelle de programmation de la recherche que les députés s’apprêtent à débattre en janvier 2020.
Au-delà de la présence de longs cortèges qui défilent pendant les nombreuses manifestations interprofessionnelles organisées depuis le 5 décembre, deux actions chocs…
L’irruption de plus de 100 manifestants à une conférence dans l’un des lieux symboliques de la Start Up Nation, la Station F (https://stationf.co/fr/)
empêchant la ministre Frédérique Vidal de parler des bienfaits des partenariats avec le privé pour l’ESR et l’obligeant à être exfiltrée.
L’inauguration populaire de ce qui est supposé être un grand campus de sciences humaines et sociales en plein cœur de la banlieue la plus pauvre d’Ile de France, le campus Condorcet à Aubervilliers.
Vendredi 20 décembre, le tout nouveau campus Condorcet devait être inauguré en présence de la ministre de l’ESR, Frédérique Vidal, et de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (ancienne ministre de l’ESR sous Sarkozy, à qui l’on doit notamment la LRU). Mais personne dans les laboratoires, précise le tract d’invitation, n’était au courant de cette inauguration... qui n’aura pas eu lieu : organisé en catimini, l’événement a été annulé au dernier moment ! Qu’à cela ne tienne ! Inaugurons nous-mêmes les lieux dans la fête et la revendication. Pas de trêve pendant les vacances de Noël, la lutte continue et le collectif commence à préparer des états généraux de l’ESR prévus les 1er et 2 février…
L'Internationale des Savoirs pour Tous se déclare totalement solidaire de ces actions.
Aux quatre coins de la planète, des étudiants, des universitaires, des chercheurs, mais aussi des lycéens ou des enseignants, se mobilisent pour s’opposer aux politiques néolibérales et conquérir de nouveaux droits. Et la plupart du temps, nous n’en savons rien ou si peu…
Nous nous proposons donc de tenir sur ce blog une « météo des luttes », organisée sous la forme de textes courts, de « brèves », suivis de liens à consulter ou de documents à télécharger.
Dans ce bulletin météo, nous vous signalons quelques-uns de ces combats, locaux et universels...
All over the world, students, academics, researchers, as well as high school students and teachers are mobilizing to oppose neoliberal policies and conquer new rights. But most of the time, we hear little or no wind of it...
We therefore propose to keep on this blog a “barometer of struggles” organized in the form of news in brief, followed by links to consult or documents to download.
In this weathercast, we signal to you a few of these recent fights, local and universal…
Überall auf der Welt kämpfen Studierende, Lehrende und Forschende, aber auch SchülerInnen oder gar Eltern, gegen neoliberale Politik und für neue Rechte. Davon erfahren wir in der Regel nur wenig…
Auf dieser Seite verzeichnen wir also einen wissenschaftlichen Streikwetterdienst aus kurzen Texten und Meldungen mit Links und Dokumenten zum Herunterladen.
In diesem Bericht stellen wir Euch einige dieser lokalen und allgemeinen Kämpfe vor.
En todas partes del mundo, estudiantes, académicos, investigadores, pero también estudiantes y profesores de secundaria se movilizan para oponerse a las políticas neoliberales y conquistar nuevos derechos. Pero la mayor parte del tiempo, no sabemos nada o muy poco....
Por lo tanto, proponemos mantener en este blog un "barómetro de las luchas", organizado en forma de resúmenes, seguidos de enlaces para consultar o documentos para descargar.
En este reporte meteorológico, señalamos algunas de estas luchas, locales y universales…
In tutto il mondo, studenti, accademici, ricercatori, ma anche studenti delle scuole superiori e insegnanti si stanno mobilitando per contrastare le politiche neoliberali e conquistare nuovi diritti. E il più delle volte non ne sappiamo nulla, o molto poco...
Proponiamo quindi di tenere su questo blog un "meteo delle lotte", organizzato in forma di brevi testi, seguiti da link da consultare o documenti da scaricare.
In questo bollettino meteorologico, diamo notizia di alcune lotte, locali e universali…
Em todo o mundo, estudantes, acadêmicos, pesquisadores, mas também estudantes do ensino médio e professores estão se mobilizando para se opor às políticas neoliberais e conquistar novos direitos. E, na maioria das vezes, não sabemos nada ou tão pouco acerca disso...
Propomos portanto manter neste blog um "clima das lutas", composto por textos curtos, "resumos", seguidos de links para consulta ou documentos para download.
Neste boletim meteorológico, relatamos algumas dessas batalhas, locais e universais…
Amérique du Sud
Colombia
Una campaña para denunciar las amenazas de muerte contra líderes sindicalistas está en marcha como lo subraya la federación mundial de los sindicatos, Internacional de la Educación.
En efecto, en una nueva publicación de FECODE y la Escuela Nacional Sindical se registran 6.119 violaciones del derecho a la vida, la integridad física y la libertad de los y las docentes sindicalistas en Colombia entre 1986 y 2016. Entre ellas figuran 990 asesinatos, 78 desapariciones forzadas y 49 atentados contra la vida, además de más de 3.000 amenazas y más de 1.500 desplazamientos forzados.
Asie
Thailand
Pro-democracy student protesters aim for ambitious political change. Fighting for three demands (resignation of Prime Minister Prayuth Chan-ocha, changes to a constitution drafted under military rule; and, reforms to the constitutional monarchy), they won’t back down until the government agrees the three demands, says one of the more senior protest organizer.
Voranai Vanijaka, a political analyst at Bangkok’s Thammasat University, said tech-savvy youths in both territories, Hong Kong and Thailand have “shared cultural values, the love for freedom and the courage to fight for change”.
Une nouvelle étape dans la lutte contre la Loi de programmation de la recherche (LPR). Malgré le confinement, un rassemblement autorisé a réuni plus de 1200 personnes, place de la Sorbonne le 17 novembre 2020 où devait être votée en deuxième lecture la LPR. Cette loi liberticide, qui a finalement été votée, aggrave non seulement le démantèlement du statut de fonctionnaire et la précarisation du personnel et des étudiantes et étudiants, mais elle instaure aussi depuis son passage au Sénat un délit de désordre au sein de l’enceinte universitaire passible de 7 500 euros d’amende et un an d’emprisonnement.
Hongrie
"Free country, free university”, chanted thousands of students as they marched through the streets of Budapest on 23 October on the anniversary of the 1956 Hungarian revolution. They supported the 300 students who have been occupying their university of Theatre and Film Arts (SZFE in Hungarian) since the end of the summer.). SZFE’s previous senate and leadership announced their resignation on Aug. 31, saying the foundation that took over the university on Sept. 1 under a government decree had deprived them of “all essential powers”.
The students were forced to stop the blockade due to new Coronavirus restrictions on November 9 but the fight for university’s freedom and independence in the Hungary of Orban will go on.